Parenting in Nepal, explained by Buddi Shrestha

4 Jan, 2022

Nous vous avions présenté en octobre dernier le lancement des premières sessions de soutien à la parentalité au Népal.

Ces sessions sont toujours en cours avec les parents d’élèves dans 28 écoles à Katmandou et à Dhading.

Buddi Shrestha, notre Directeur des Opérations, nous livre quelques premiers retours.

 

Avez-vous eu des retours sur ces sessions d’éducation parentale depuis leur lancement ? 

Les parents participent aux sessions, surtout à Dhading. Selon une mère qui vient régulièrement, : « Il y avait auparavant différentes réunions et rassemblements dans notre communauté. Mais nous avons trouvé cette réunion différente des autres, elle est pratique et utile pour l’avenir de nos enfants "

Les enseignants nous font aussi des retours positifs, comme ce témoignage : « les parents semblent se préoccuper davantage du développement de leurs enfants. Certains d’entre eux déposent leurs enfants à l’école, viennent me parler et me demandent comment se passent les cours. J’ai même reçu quelques appels téléphoniques de certains parents. C’est un bon changement. Les sessions parentales sont importantes pour notre école. »

 

 

Avez-vous rencontré des difficultés au cours de ces derniers mois ? 

Le principal défi est la participation des parents. La plupart des familles, qui sont pauvres, travaillent dur pour un salaire journalier. Il leur est donc difficile de trouver du temps pour participer ou encore arriver à l’heure. La langue est un autre problème, car certains parents parlent la  langue de leur ethnie et communiquent difficilement en népalais.

 Quelles thématiques ont été abordées dernièrement lors des sessions ? 

Pendant la première session, nous avons abordé le développement global du jeune enfant : son développement physique, émotionnel, linguistique, cognitif mais aussi psychologique.

 La négligence parentale est encore trop présente dans certaines régions du Népal.

Nous échangeons donc avec  les parents sur leur rôle pour soutenir leurs enfants dans ce processus de développement. Ils partagent leurs pratiques et discutent de ce qui pourrait être fait pour les améliorer.

 

>> Pour plus d’informations sur les objectifs et le projet en général, cliquez sur le lien 

Moins de 6% des enfants de 3 à 6 ans fréquentent un établissement d’éducation préscolaire. Il apparaît donc important de créer des espaces de jeux éducatifs, de sociabilisation, accessibles à tous et sécurisés. Ces aires vont permettre à tous les enfants de s’épanouir à travers un espace récréatif adapté à leur âge. 

Les aires de jeux seront composées essentiellement d’un toboggan, d’un bac à sable, de balançoires, d’animaux mobiles, de marelles et de murs d’escalade. Ce projet s’inscrit dans une démarche responsable et durable puisque nous entendons réaliser ces jeux à partir de déchets (comme des pneus ou du plastique) et de matériaux locaux (la terre, le bois). Cela permettra aux enfants de comprendre que l’on peut faire beaucoup avec peu. 

Il y a aura 3 aires de jeux : la première pour les 2-3 ans, la seconde pour les 3-6 ans et la troisième pour les 6-8 ans. Leur aménagement a été pensé pour s’intégrer de façon harmonieuse dans l’environnement général des communautés et leurs habitudes. 

À travers ce projet, nous souhaitons promouvoir la main d’œuvre locale qualifiée – grâce au travail d’artisans et d’artistes locaux – et privilégier les matériaux durables et de récupération en présentant un maximum de sécurité pour les plus petits. 

Les trois aires de jeux seront construites sur un terrain de 346 m2 situé à côté d’une école, elles devront par la suite être gérées par une structure locale ayant montré sa motivation et sa capacité à investir et entretenir une aire de jeux.

 > Plus d’informations sur nos projets au Burkina Faso en cliquant sur ce lien

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