Portrait du mois : Stéphane Saint-Cricq, le financier qui a choisi le sens

30 Juil, 2026
Stephane en tant que coach
Derrière les tableaux Excel, les budgets et les rapports financiers, il y a parfois des parcours qui ne ressemblent à aucun autre. C’est le cas de Stéphane, notre Directeur Administratif et Financier, qui a choisi de mettre son expertise au service d’une cause qui lui tient à cœur. Entre automatisation, football américain et solidarité internationale, il nous raconte ce qui l’anime au quotidien.

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel a été ton parcours avant de rejoindre Planète Enfants & Développement ?

Sur le papier, l’équation de ma vie ressemblait à ça :

(DCG + DSCG + Master CCA) × 8 ans en cabinet d’audit + 2 ans dans l’hôtellerie de luxe = une grande carrière dans le CAC 40.

Sauf que dans le résultat final, il manquait la variable essentielle : le sens.
Après une grosse remise en question de mon utilité sur cette planète, j’ai décidé de faire un véritable pivot de carrière vers la solidarité internationale. J’ai commencé par une expérience chez ACTED en conformité et audit, puis j’ai occupé le poste de Directeur Administratif et Financier chez HAMAP avant de poser mes valises de financier engagé chez Planète Enfants & Développement.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Planète Enfants & Développement ?

Pour être tout à fait honnête, je ne connaissais pas l’association avant de candidater !
Au-delà de la mission de l’association, qui est essentielle, ce sont surtout les échanges humains pendant le recrutement qui ont fait la différence. L’énergie, les valeurs et la vision des équipes m’ont immédiatement donné envie de monter à bord.

En tant que Directeur Administratif et Financier, en quoi consistent tes missions au quotidien ?

Mon rôle s’articule autour de deux grands axes : accompagner et encadrer l’équipe finance au quotidien, tout en gardant un œil sur le long terme pour assurer la pérennité financière de l’association. Le travail administratif et financier est souvent discret mais indispensable.

Comment expliquerais-tu son importance dans une association comme la nôtre ?

J’aime bien dire que c’est « le moteur sous le capot ». Aujourd’hui, le secteur de la solidarité internationale repose sur des bailleurs de fonds de plus en plus exigeants en matière de transparence et de traçabilité. Pour répondre à ces attentes, une ONG doit être aussi rigoureuse et structurée qu’une grande entreprise.Avec la baisse globale des financements publics, un pilotage budgétaire précis est devenu indispensable. C’est lui qui permet à la direction de prendre les bonnes décisions au bon moment.

Qu’est-ce qui te motive le plus dans ton travail ? Y a-t-il une réussite dont tu es particulièrement fier ?

En bon financier qui se respecte, j’ai un petit côté geek d’Excel ! J’aime manipuler de grands fichiers, automatiser les tâches répétitives et rendre des mécanismes complexes plus simples à comprendre
Ma plus grande satisfaction, c’est quand je réussis à transformer un processus long et fastidieux en un outil qui fait gagner du temps aux équipes. Si je peux leur simplifier le quotidien, alors j’ai le sentiment d’avoir vraiment été utile.

Si tu devais résumer ton travail en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

Organisation, parce qu’il vaut mieux être méthodique quand on jongle avec autant de chiffres.

Débrouillardise, parce qu’en ONG, chaque projet est différent et il faut souvent inventer des solutions adaptées.

Rigueur, enfin, parce que pour automatiser les choses et gagner du temps, tout commence par une donnée fiable.

En dehors du travail, qu’est-ce qui te permet de te ressourcer ?

Le football américain ! Que ce soit comme joueur ou comme coach, c’est mon meilleur exutoire pour évacuer la pression des chiffres et des responsabilités. J’aime aussi beaucoup la musique, les concerts, les festivals et les voyages. Après quelques heures de live, j’ai toujours l’impression d’être parti trois jours en vacances.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui aimerait travailler dans l’administration et la finance d’une ONG ?

Je lui dirais de se lancer ! De l’extérieur, la finance d’une ONG peut paraître complexe, mais avec de la logique, de l’organisation et une bonne maîtrise des outils informatiques, surtout Excel, on apprend très vite. Si tu es curieux, débrouillard et que tu as envie de mettre tes compétences au service d’un projet qui a du sens, tu y trouveras un métier passionnant.

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