Anita : « J’ai appris à rendre la classe plus interactive »

5 Jan, 2022

La semaine dernière, nous vous avions parlé de Subhadra, une enseignante en maternelle qui a bénéficié d’une formation au Népal, dans la municipalité de Gajuri. C’est au tour d’Anita, institutrice depuis 4 ans, de nous faire part de son expérience. Elle nous explique ce que cette formation lui a apporté et la manière dont elle gère sa classe désormais. 

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J’avais l’habitude de me concentrer sur l’apprentissage de l’alphabet et sur les manuels scolaires. Il n’y avait personne pour me guider à enseigner à de si jeunes enfants. Mon objectif était de leur apprendre la lecture, l’écriture, les mots et le calcul.

Grâce à cette formation, j’ai appris des méthodes plus pratiques. Maintenant, je sais que je ne dois pas forcer les enfants à réciter l’alphabet ! Ils peuvent apprendre les lettres de façon ludique en les coloriant, en les peignant ou en les associant à des mots ou à des images.
J’ai aussi appris à rendre la classe plus interactive. Maintenant, je vais montrer l’image de la pomme et leur demander de prononcer le mot. Puis je pose quelques questions comme « En avez-vous déjà mangé ? »

J’ai aussi changé ma façon de démarrer la journée en classe. Je place tous les enfants dans la cour puis je fais prier certains d’entre eux et je chante l’hymne national. Je m’occupe des enfants, je fais attention à leur hygiène, j’ai appris à être plus attentive.

Malheureusement, plusieurs enfants ne peuvent pas venir tous les jours car ils habitent loin de l’école. S’ils ont des grands frères ou des grandes sœurs, ils peuvent se faire accompagner, sinon c’est difficile.

Depuis la première formation l’année dernière, je suis allée voir les familles, je leur ai parlé de l’importance de l’école dès le plus jeune âge. Maintenant, beaucoup de parents envoient régulièrement leurs petits à l’école.

 

>> Retrouvez le témoignage de Subhadra

>> Plus d’informations sur le projet « L’éveil des tout-petits, une priorité »

Moins de 6% des enfants de 3 à 6 ans fréquentent un établissement d’éducation préscolaire. Il apparaît donc important de créer des espaces de jeux éducatifs, de sociabilisation, accessibles à tous et sécurisés. Ces aires vont permettre à tous les enfants de s’épanouir à travers un espace récréatif adapté à leur âge. 

Les aires de jeux seront composées essentiellement d’un toboggan, d’un bac à sable, de balançoires, d’animaux mobiles, de marelles et de murs d’escalade. Ce projet s’inscrit dans une démarche responsable et durable puisque nous entendons réaliser ces jeux à partir de déchets (comme des pneus ou du plastique) et de matériaux locaux (la terre, le bois). Cela permettra aux enfants de comprendre que l’on peut faire beaucoup avec peu. 

Il y a aura 3 aires de jeux : la première pour les 2-3 ans, la seconde pour les 3-6 ans et la troisième pour les 6-8 ans. Leur aménagement a été pensé pour s’intégrer de façon harmonieuse dans l’environnement général des communautés et leurs habitudes. 

À travers ce projet, nous souhaitons promouvoir la main d’œuvre locale qualifiée – grâce au travail d’artisans et d’artistes locaux – et privilégier les matériaux durables et de récupération en présentant un maximum de sécurité pour les plus petits. 

Les trois aires de jeux seront construites sur un terrain de 346 m2 situé à côté d’une école, elles devront par la suite être gérées par une structure locale ayant montré sa motivation et sa capacité à investir et entretenir une aire de jeux.

 > Plus d’informations sur nos projets au Burkina Faso en cliquant sur ce lien

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