Le portrait du mois : Jean-Baptiste Douillet Romand

Peux-tu nous parler un peu de toi ?

J’ai 34 ans et suis originaire de Lyon. J’ai toujours voulu travailler dans le secteur de la solidarité internationale et de la coopération. Très intéressé par les problématiques que l’urbanisation engendre à l’échelle mondiale, j’ai suivi un Master Urbanisme, Habitat et coopération internationale puis le postmaster Expertise internationale – Villes en développement de l’Institut Français d’urbanisme.

Après des premières expériences en France et dans plusieurs pays d’Afrique, j’ai trouvé le ‘’poste de mes rêves’’ chez Planète, Enfants & Développement, comme Responsable du projet d’amélioration des conditions de vie et d’habitat des quartiers précaires de Phnom Penh (HALI).

A coté de cela, je suis un grand voyageur. Je suis parti 5 mois pour un voyage à vélo d’environ 5 000 kms d’Autriche en Iran. Rencontres inoubliables, paysages fantastiques, une extraordinaire aventure humaine comme je les aime !

-Qu’est-ce qui t’as donné envie de rejoindre PE&D?

Le projet d’abord. Il synthétise tout ce que j’ai toujours voulu faire au sein de la solidarité. Les valeurs de l’association ensuite, sa taille humaine et enfin les personnes elles-mêmes. L’accueil qui m’a été réservé lors de ma première semaine au siège a été très chaleureux ; l’engagement et la disponibilité des deux directrices, Véronique et Stéphanie, auprès desquelles on apprend beaucoup est précieux !

-En octobre 2020, tu reprenais le projet HALI qui entre désormais dans sa seconde phase. Parle nous un peu du projet ?

Tout d’abord, commençons par quelques éléments de contexte. La ville de Phnom Penh, réceptacle de la croissance économique du pays et de l’exode rural, connaît un développement important, peu maîtrisé et planifié.  Comme dans la plupart des pays en développement, cette croissance de la ville laisse de côté un nombre important de personnes non-pris en compte par les pouvoirs publics  et qui vivent dans des quartiers construits de façon autonomes. S’engager dans l’accompagnement de l’urbanisation informelle est aujourd’hui un levier essentiel pour soutenir des personnes et des familles marginalisées, vulnérables,  dans des sociétés fortement inégalitaires.

En quoi consiste ton travail au quotidien ? C’est quoi un chef de projet ?

Je dois être dans l’anticipation et avoir une vision globale du projet et de son déroulement. Au quotidien, mon travail consiste à coordonner les activités de terrain menées par mes collègues nationaux et nos partenaires, à suivre  la planification du projet, à animer et recruter les membres de l’équipe , à faire le lien avec les différents partenaires locaux et à prospecter de nouveaux partenaires si nécessaire, à participer à la réflexion plus stratégique de PE&D Cambodge , etc.

Actuellement, je prépare la nouvelle phase dans laquelle entre le projet.

Qu’est-ce qui t’anime au quotidien ?

Avec l’écoute individuelle, le soutien psycho-social des familles par les travailleurs sociaux, j’ai le sentiment de porter avec l’équipe une action très concrète pour améliorer les  conditions de vie de nombreuses personnes.

La maison, qui doit être un lieu de sécurité et d’épanouissement (et non un espace inhospitalier, source de tensions et de préoccupations quotidiennes), joue un rôle central dans la vie d’une famille. Plus généralement, je suis persuadé que participer à la réflexion nationale voire internationale et au plaidoyer pour une requalification insitu de ces quartiers est la solution plutôt que l’expulsion ou la relocalisation en périphérie.

Après 8 mois chez PE&D, comment décrirais-tu ton expérience en quelques mots ?

Fantastique ! Très bonne ambiance de travail au Cambodge au sein d’une équipe multiculturelle, avec des collègues nationaux et volontaires engagés partageant des valeurs communes. Un vrai support technique du siège. L’impression d’appartenir à une grande famille.

Jean-Baptiste Douillet Romand

Pour en savoir plus :

Des rénovations complètes, pour aller plus loin dans les bidonvilles de Phnom Penh

­­­­­23 juin 2021