Maison rénovée par PE&D dans un bidonville de Phnom PenhEn ce début d’année 2021, nous avons terminé la rénovation complète de 4 maisons et mis à l’arrêt le chantier sur 2 autres, en raison de la Covid-19 qui n’épargne pas les habitants des bidonvilles de Phnom Penh au Cambodge.

Si les habitants de la capitale retrouvent peu à peu leur liberté, certains quartiers précaires où nous intervenons sont toujours classés en zone rouge, avec un confinement strict. La crise sanitaire a fortement ralenti notre projet ces deux derniers mois, mais nous avons réussi à mener à terme la rénovation de 4 maisons au premier trimestre dans les communautés de Preak / Preak Ta Kong.

Ces premières rénovations complètes sont à ce stade expérimentales. En effet, nous avons fourni en 2020 des kits de rénovation à 43 foyers. Et après quelques années de présence dans ces quartiers très pauvres, nous constatons que les kits se révèlent parfois insuffisants pour sécuriser les logements et fournir des équipements sanitaires aux familles.

Nous souhaitons donc aller plus loin. Notre équipe identifient des familles dans le besoin, mais aussi en capacité de s’impliquer dans le projet. En effet, chaque foyer sélectionné participe à hauteur de 20 % à la rénovation (1 000$ sur un budget maximum de 5 000$). Nous nous chargeons ensuite de faire les plans, commander le matériel, recruter la main d’œuvre et coordonner le chantier.

Mme P.V à l'entrée de sa maison rénovée

Mme P.V est aujourd’hui très fière de poser devant sa nouvelle maison qui met à l’abri les 9 membres de sa famille, dans ce contexte de confinement.

Nous espérons pouvoir reprendre rapidement les travaux dans ces quartiers, où nous avons également stoppé la construction d’un système de drainage des eaux pour endiguer les inondations à répétition.

Mais ce que nous espérons encore davantage, c’est que le confinement strict et la vaccination en cours vont libérer les habitants les plus précaires, déjà touchés de plein fouet par la crise économique et la chute du tourisme en 2020. 90% des familles que nous avions interrogées au printemps 2020 nous avaient déjà révélé avoir perdu des revenus, 59 % manquer d’argent pour se nourrir et 36 % faire face à des problèmes de santé.

> Pour aller plus loin :
« J’ai beaucoup lutté pour nourrir tout le monde » (Avril 2021)

25 mai 20201