Avec le soutien de nos partenaires entreprises et fondations, de nos donateurs, nous avons distribué des allocations et des coupons alimentaires à des familles de Katmandou et de Dhading au printemps dernier. Retour sur cette aide d’urgence.

« Je n’ai rien à manger et je n’ai rien pour nourrir mes enfants. J’avais l’habitude de vendre des légumes sur une charrette. Mais à cause du confinement, j’ai dû stopper mon activité . Je suis incapable de payer mon loyer et la nourriture pour mon enfant » Keshmaya, l’une de nos bénéficiaires

Mira, également au chômage suite à la fermeture du dohori (karaoké) où elle travaille, s’est quant à elle vue refuser sa demande de soutien auprès de la municipalité car elle n’est pas citoyenne népalaise…

Face à cette détresse, nous avons sélectionné dans un premier temps les personnes les plus vulnérables qui risquaient de tomber dans l’extrême pauvreté. Avec nos partenaires Child Nepal, Chhori et Prayas Nepal, nous avons versé, en mai et juin, une allocation de :

4000 roupies népalaises (30€) à 276 femmes que nous suivons à Katmandou et à 23 filles de la communauté Chepang, ainsi que des coupons alimentaires à 130 familles d’un bidonville de Katmandou (Paurakhi Basti).

« J’avais fait quelques économies grâce à la vente de vêtements. Je les ai dépensées en nourriture, pour le loyer et le traitement de mon fils. Mon fils aîné est diabétique et je n’avais même pas d’argent pour acheter ses médicaments. J’étais très inquiète.  J’ai appris que Child Nepal / Planète Enfants & Développement distribuaient de l’aide à ses bénéficiaires dans le besoin. J’ai eu l’impression que Dieu m’écoutait et m’aidait. » Urmila, femme exploitée soutenue par PE&D dans sa reconversion professionnelle

« Le coronavirus et le confinement ont fait couler mon entreprise. J’ai dépensé toutes mes économies pour nos besoins quotidiens. Avec l’argent que j’ai reçu j’ai pu acheter du riz, des céréales et faire le plein d’essence. C’est un premier soulagement. »   Sarada qui avait quitté les réseaux d’exploitation et avait ouvert un petit restaurant avec notre soutien.

La propagation du coronavirus ignore les frontières et frappe davantage les plus vulnérables. La situation est toujours critique, avec plus de 3000 nouveaux cas par jour. Depuis plus de 8 mois, les népalais vivent au ralenti à cause de la Covid-19. Au-delà de la crise sanitaire, les conséquences économiques vont déclencher des situations dramatiques : pertes d’emplois, expulsions du logement, malnutrition, déscolarisation…

Depuis le début, nous sommes mobilisés pour éviter que nos bénéficiaires ne tombent pas dans l’extrême pauvreté. Merci à Crystal Kids, à la Fondation de France et à tous nos donatrices et donateurs pour leur soutien au Népal pendant cette crise.

10 Novembre 2020