Une récente étude menée fin 2019 par Planète Enfants & Développement et ses partenaires au Burkina Faso met en lumière les faiblesses de l’enregistrement des naissances, des décès et des mariages dans certaines zones du pays. Quelles sont les premières pistes envisagées pour y remédier ?

 

etat_civil_burkina_400pxDans le cadre du projet PEPS (Projet Etat civil et Promotion Sociale) mené par Planète Enfants & Développement et ses partenaires, nous avons réalisé une étude du 24 novembre au 6 décembre 2019, dans 39 villages et villes de la Boucle du Mouhoun et du Centre Ouest. L’objectif était de faire un état des lieux des dispositifs d’état civil, d’évaluer l’équipement, les compétences des agents administratifs et d’identifier des solutions.

En quelques chiffres :

  • 78.6% des centres interrogés disposent d’un manuel de procédure
  • En revanche, 50% déclarent avoir un personnel peu qualifié
  • 83% n’ont pas de matériels et logiciels pour enregistrer les actes.

Dans un pays où plus de 20% des enfants de moins de 5 ans ne sont toujours pas enregistrés à la naissance, les premières recommandations issues de l’étude préconisent de former les agents (notamment en informatique, en méthode d’archivage, à la procédure de déclaration), d’équiper les centres en matériels informatiques et d’informatiser les enregistrements.

Selon l’étude, ces premières mesures répondraient à une urgence de terrain en attendant le déploiement dans le pays de l’état civil, une application permettant aux sages-femmes travaillant dans les zones les plus reculées d’enregistrer chaque naissance à partir d’un smartphone. A terme, les données d’état civil enregistrées au format numérique pourraient être reversées plus facilement dans ladite application.

Le projet PEPS s’inscrit dans une véritable volonté de l’Etat burkinabé et de la société civile de moderniser le système national d’enregistrement des naissances par l’utilisation des nouvelles technologies. Il est mis en œuvre en consortium par Planète Enfants & Développement et ses partenaires Terre des hommes-Lausanne, ABBEF, PROMACO et l’Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF) ; et financé par l’Union Européenne.